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 Dis moi

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Reine Rouge
MessageSujet: Dis moi   Dim 29 Sep - 10:20

La Reine, illustre Reine grogne en entendant la petite gamine poser une question. Elle se retourne pour lui faire face et répondre.

- La sottise est contagieuse ma chère. De plus tu me tapes sur le système.

Puis sans donner plus de détailles, elle se met en marche vers son château. Ne plus entendre les gémissements de douleurs et les plaintes incessantes des geôles lui manquait. Sadique ? Toute personne qui avait osé lui dire cela s'était retrouvé dans une cellule ou bien à rôder dans le désert des oubliés. Elle en riait, elle s'en amusait.

Mais ce pour quoi elle avait fait venir cette gamine au château, c'était pour une chose bien précise. Alice venait de la ville, la grande ville d'Imaginaïr. Elle devait sûrement avoir des informations quant aux évènements se déroulant dans cette affreuse ville qui refusait de tomber sous sa domination.

Meyril soupire de colère en accélérant la marche.
Voilà qu'ils sont arrivés au château. La Reine entre dans une salle où elle fait signe aux gardes présents de laisse Alice libre.

La jeune femme s'assoit derrière une table et commence à lire de multiples parchemins, des plaintes, des réclamations, des accusations. Les auteurs de ces courriers devront vite fuir vers Imaginaïr s'ils ne voulaient pas se retrouver en cage une muselière au bec.

La monarque relève la tête vers Alice, lasse et le visage sans expression. elle va aller droit au but en ne posant qu'une seule question, une seule.

- Sais-tu comment percer les défenses d'Imaginaïr ? Réponds et tu sera libre.

lorsqu'elle prononça cette dernière phrase, un rictus bref naquit sur ses lèvres avant de disparaitre.

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Alice
MessageSujet: Re: Dis moi   Jeu 3 Oct - 20:15

-Reine Rouge- « La sottise est contagieuse ma chère. De plus tu me tapes sur le système. »

Alice sourit. Ainsi, elle l’énervait? Elle continua à marcher et redoubla l’allure quand elle vit la reine reprendre le chemin, regardant le sol et ses composants défiler peu à peu pendant qu’ils les parcouraient. La fillette se perdit rapidement dans ses pensées… Il est vrai que, de savoir qu’elle réussissait à l’énerver lui mettait du baume au cœur. Mais cela ne lui rendrait pas sa famille, ne lui rendrais pas tout ce qu’elle avait perdu en arrivant ici.

Ne l’aiderais pas à comprendre pourquoi la Reine, car Alice n’était pas aussi naïve que ça, ne l’avait pas encore tuée… Alice se retint de lâcher un soupir, souffrant finalement bien plus qu’elle n’oserait l’avouer du manque que l’absence de sa famille lui occasionnait. D’un coup, elle sentit qu’on la força à stopper la marche. Elle redressa la tête, remarquant que la Reine ordonna qu’on la laisse libre de ses mouvements.

Oh ? Alice comprit, bien trop rapidement pour un enfant, mais elle comprit qu’elle allait sans doute comprendre ce que cachait toute cette histoire. Pourquoi elle était encore en vie ?
La fillette fixa la Reine, attendant. Cette dernière s’était assise à une table ou reposait des centaines de papiers, elle en lisait quelques-uns avant de fixer l’enfant.


-Reine Rouge-« Sais-tu comment percer les défenses d'Imaginaïr ? Réponds et tu seras libre. »

Hum… Alice fronça les sourcils. Trahir les gens qui l’avaient recueillie ? Veillée, nourrie ? Jamais. Elle tenait à eux. Et préférait mourir plutôt que de les trahir. Elle les aimait. Et les considérait comme… Comme sa deuxième famille. Comment ? Vous dites?



Oui, ce n’est qu’une enfant. Une enfant naïve, et trop spontanée. Mais, elle comprit que de toute manière, elle mourrait. Ou n’allait pas sortir d’ici.


-« Jamais. »

Un seul mot. Un mot qui voulait tout dire.

-« Je ne trahirais pas les miens. Pas pour vous. De toute manière, je suis peut-être jeune, naïve. Mais… Pas stupide. Je sais que, quoi que je vous dirais, je ne sortirais pas d’ici. Pas vivante, du moins. »

Elle lança un regard de pitié à la reine. Elle lui faisait pitié, d’une certaine manière à vouloir à tout prix prendre tout ce qui lui restait d’interdit. À demander, en désespoir de cause, à une enfant ce qu’elle ne savait pas. Puis l’enfant finit par sourire.

-« En fait… Vous me faite pitié. Vous dites que je suis naïve, mais… Vous réussissez à croire que je vais trahir mes amis, les gens qui m’ont aidé alors que vous preniez le contrôle de toutes les autres terres... »

Quelque chose lui fit comprendre, dans l’air que prenait la reine, qu’elle avait été, une fois de plus beaucoup trop loin.

*De toute manière, je ne sortirais plus d’ici. Alors… Quant à faire, pourquoi se gêner ? *
Alice prit un air boudeur, telle une enfant à qui ont aurait refusé quelque chose, et croisa les bras.

Alice se précipita d’ajouter :

-« De toute manière, toute personne qui entrent ici, n’en ressort plus. Ne venez pas me mentir et me prendre pour plus naïve que je ne le suis. Je ne viens peut-être pas d’ici, mais… Ce n’est pas pour autant que je vais me permettre de haïr toute personne qui ne partage pas mon avis ou qui va me contredire. »

Elle sourit de nouveau.

-« Je ne suis qu’une enfant. Mais… Je ne suis pas comme vous. Et je ne souhaiterais même pas à mon pire ennemi d'être comme vous, fini Alice en chuchotant. »

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Reine Rouge
MessageSujet: Re: Dis moi   Lun 14 Oct - 15:43

La reine soupire tout en se pinçant l'arrête du nez. Cette gamine allait vraiment lui taper sur le système et si elle continuait, Meyril ne répondrait plus de ses actes. Doucement, elle croise les jambes et croise les mains tout en posant ses coudes sur la table devant elle. La reine prend un air glacial et vient assassiner du regard cette gamine prétentieuse et si peu amoureuse de sa vie.

Un sourire mauvais naît sur ses lèvres tandis qu'elle échafaude plusieurs techniques pour faire parler la gamine, la meilleure restant la torture qu'elle gardait pour la fin en cas d'échec des autres. La monarque soupire avant de s'adresser à la petite.

- Ma chère, dit-elle menaçante, sache que devant ta reine tu dois respect et surtout tu dois retenir ces paroles qui risquent de te coûter très cher !

Elle hurle tout en se levant et en frappant du poing sur la table. Son visage doit être rouge de colère, la colère de n'avoir eut de réponses de la part de cette écervelée têtue et gamine. Elle savait qu'elle aurait dû s'attaquer à une personne beaucoup plus faible que cette gamine prétentieuse. En colère contre sa propre défaite, la reine s'avance brutalement jusqu'à Alice qu'elle empoigne par les cheveux.

- Tu sais, gamine, ma patience a des limites et tu as l'air de bien me connaître donc tu sais que je ne serais pas tendre, même avec toi.

Les yeux de la reine brillent d'une lueur sadique, elle est prête à tout pour conquérir cette maudite ville de fous, elle veut imposer sa domination sur le monde entier !

- Alors je te le demande une dernière fois, comment puis-je percer les défenses de la ville ?

HRP:
 

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Alice
MessageSujet: Re: Dis moi   Lun 21 Oct - 20:16

Alice savait qu’elle signait là son arrêt de mort… Mais… Ne lui avait-on pas dit de toujours dire la vérité ? Si. Et… Là, cette vérité allait lui coûter la vie. Mais tant pis. Elle aimait la vie, elle aimait les animaux, la nature, le chant des oiseaux, le rire des autres, leurs sourires… Et elle était prête à, justement, se sacrifier pour la vie. Pour les autres. Car, elle savait qu’elle ne reverrait plus sa famille, elle savait qu’elle était coincée ici, à vie. Elle le savait, et ne voulait pas mettre en danger les autres, pas à cause d’elle… C’était une enfant, bien plus intelligente qu’elle ne laissait paraître, mais… Très intelligente, forte Et… Aussi extrêmement naïve. Sauf ici, où elle ne se faisait plus d’illusions. À quoi bon ?

Comment ? Vous dites?

Oh, bien sûre qu’elle était forte ! Qui, selon vous, à 10-11 ans supporterait l’absence de ses parents ?
...
Voilà, vous y êtes.

Alice Liddel était l’une d’entre eux : de ces enfants qui savait cacher sa peine et rendre le sourire aux autres, leurs faire plaisirs et se montrer altruiste. Et, elle ne voulait pas trahir les gens qui l’avaient accueillie, ici, alors qu’elle avait suivi ce lapin, qu’elle avait suivi sa curiosité qui l’avait menée à perdre sa famille, sa sœur, ses parents. Ceux qui l’avaient accueillie, nourrie, soignée. Et, qui vivait à Imaginaïr...

Alice se perdit dans ses pensées, et n’aperçut pas la Reine, qui lui lançait un regard noir. Ni ce qui devança les paroles de la reine, fixant la Reine sans la voir, elle écouta finalement ce qu'elle avait à lui cracher comme parole désagréable, mais pourtant si cruelles et... Réel.


-Reine Rouge- « Ma chère, dit-elle menaçante, sache que devant ta reine tu dois respect et surtout tu dois retenir ces paroles qui risquent de te coûter très cher ! »

Quoi ? Elle allait la punir de dire la vérité, maintenant ? Alice essaya tant bien que mal de camoufler son sourire amusé, tout en écoutant ce que la Reine lui disait. Elle lui devait respect? Oh ? Et pourquoi lui devait-elle plus de respect qu’elle, qui n’en accordait aucun aux autres ? Le respect, comme la reine le disait si bien, est une chose qui va dans les deux sens. On respect ceux qui vous respecte. Un point c’est tout ! La reine se leva brusquement et tapa du poing sur la table. Oh… Elle s’énervait donc ? Alice voulu, d’un coup, voir jusqu’où la Reine pouvait aller au niveau… Cruauté. Mais ce dit, faussement raisonnable, qu’il n’était pas prudent de la chercher davantage. Perdue dans ses pensées, elle ne réagit pas.

La Reine s’approcha tout d’un coup d’Alice, avant de la prendre par les cheveux. AÏE ! Mais ! Qu’avait-elle encore ? Ouille ! Alice se concentra de toutes ses forces, mais ne put s’empêcher de lâcher un petit cri à la fois de surprise et de douleurs.


-Reine Rouge- « Tu sais, gamine, ma patience a des limites et tu as l'air de bien me connaître donc tu sais que je ne serais pas tendre, même avec toi. »

Nooon… Sans blague ? Elle se mordit la lèvre inférieure, douloureusement, elle se concentra sur ce que la reine lui disait comme bêtise.

-Reine Rouge- « Alors je te le demande une dernière fois, comment puis-je percer les défenses de la ville ? »

Alice ferma les yeux, ne voulant pas lui démontrer sa douleur. Elle devait, maintenant plus qu’avant, se montrer forte. Elle pensa à sa famille, à ses amies. Elle ne devait pas les trahir, non… Aïe… Ne pas les trahir, ne pas les trahir. Oublier la douleur. Au fur et à mesure, la douleur se faisait minime. Suffisamment basse. Comment ? Bien sûr ! Quand vous pensez à quelque chose qui vous est plus douloureux qu’une douleur physique, vous avez mal pour quoi ? La perte de votre famille, les trahisons que vous pourriez faire ou pour le simple fait qu’on vous tire les cheveux ? La douleur psychique est bien plus douloureuse que la physique…

-« Vous ne comprenez donc pas ?, finit par chuchoter Alice. Peu importe ce que vous me ferez. Peu importe, je ne vous dirais rien. Je ne les trahirais pas. Jamais. »

Alice ouvrit les yeux, et fixa son bourreau des yeux.

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Reine Rouge
MessageSujet: Re: Dis moi   Mer 30 Oct - 20:31

La Reine se mit à rire à gorge déployée tout en lâchant la gamine. Son rire mesquin emplissait la pièce et faisait frémir les gardes qui reculèrent d'un pas, sachant la monarque à bout, si près de la folie. D'ailleurs cette dernière soutint le regard provocateur d'Alice avant de soupirer et de secouer la tête. Elle n’obtiendrait rien de cette pimbêche, peut importait toutes les souffrances qu'elle lui faisait, cette gamine était plus rusée que ce qu'elle laissait croire.

Mais Meyril allait la briser de part et d'autre, lui faire comprendre le sens véritable de souffrance. Elle allait mettre à exécution ses plans diaboliques, si sadiques pour forcer cette gamine à tout lui dévoiler bien que cette question initiale était vraiment idiote. Mais maintenant, elle faisait ça juste pour le plaisir.

Elle venait de passer un cap qu'elle n'avait plus franchit depuis le jour où elle avait perdu sa victoire si proche à cause de ce maudit lapin.
Pourquoi était-il apparu devant elle ? Pourquoi juste devant elle ? Pourquoi l'avoir renvoyée chez elle ! Elle rage, ah, si un jour elle retrouve ce lapin elle le massacre !

Elle va se saisir d'une lance d'un garde, lance qui était en forme de carreau. Un sourire fou vient naître sur ses lèvres, son regard devient fou et elle pointe sa lance vers la gorge d'Alice et se met à rire.

- Alors, gamine, toujours silencieuse ?

Elle rit encore avant de rapprocher la pointe de sa lance plus près de la jugulaire de la gamine.

- Tu sais que je n'hésiterais pas ?

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MessageSujet: Re: Dis moi   Sam 2 Nov - 14:36

La reine se mis à rire, fort, très fort. Puis Alice la sentit qui la lâcha. Le rire qu’elle avait faisait un peu peur, mais pas assez pour qu’Alice se dégonfle. Elle ne devait pas se laisser allez. Jamais. Alice entendit les gardes marcher, elle n’y fit pas attention, soutenant son regard plein de mépris sur ladite reine. Elle ne détourna pas le regard, la regardant droit dans les yeux.

La reine poussa un soupir, puis secoua la tête. Alice ne détourna toujours pas le regard des yeux de la reine, prenant un air sérieux, dépourvu d’innocence. Dépourvu de toute trace de naïveté. Alice, pour la première fois depuis son arrivée ici, se montra sérieuse et terriblement adulte… Elle avait 11 ans, pourtant, elle ne voulait pas se laisser marcher sur les pieds par cette « reine ». Par cet adulte qui nourrissait une haine féroce de tout ce que représentait la vie, d’après ce que l’enfant avait pu repérer.

D’un coup, Alice vit la Reine se diriger vers un garde, puis lui prendre sa lance… Hum, mauvais signe. Elle allait utiliser la force ? La blessé ? La tuée ? Mais pourquoi Alice était-elle encore en vie, au juste ? POURQUOI ? Inconsciemment, l’enfant ne demandait que ça, parce qu’elle savait, malgré son jeune âge, que jamais plus elle ne reverrait sa famille, que jamais plus elle ne pourrait entendre sa sœur lui lire une histoire, qui, auparavant lui semblait si inintéressante, mais qui, à présent, représentait le plus gros trésor du monde pour la fillette. Alice était prête à donner sa vie pour ceux qui l’avait accueillie, comme elle était prête à la donner ne fut-ce que pour entendre une dernière fois sa sœur lui lire une histoire…

La reine émit un rire mesquin, sadique, cruel. Et pointa la lance, surplombée d’une flèche en forme de carreau,  vers la Gorge d’Alice. Ok, on en venait au fait.


-Reine Rouge- « Alors, gamine, toujours silencieuse ? »

Son rire redoubla de volume. Alice, pensant à sa sœur, ne voyait même pas la lance. Sa sœur lui restait, malgré sa douloureuse absence, d’un très grand secours pour garder un calme olympien.
Elle sentit la lance tout près de sa veine, très près, trop près : Alice n’exécuta plus un seul mouvement.


-Reine Rouge- « Tu sais que je n'hésiterais pas ? »

Alice fixa la reine, droit dans les yeux.
-« Je sais. »

Elle avait dit ça avec naturel, ne laissant pas transparaitre la peine qui demeurait en elle et encore moins la peur qui s’installait en elle. Elle restait, étonnement maître de ses émotions. Alice avait envie de crier, de pleurer, de fondre en larmes. Mais elle gardait le sourire, elle le devait. Elle devait rester courageuse et affronter cette horrible reine. Elle n’avait pas le choix.

-«... Et apparemment, vous n’avez toujours pas compris que je n’ai pas l’intention de vous dévoiler cela. Et encore moi de trahir ceux qui m’ont pris sous leur tutelle. Il est hors de question que je parle. Et ce, peut importes ce que vous me ferez. »

La reine ne comprenait visiblement pas qu’Alice souffrait bien plus psychologiquement que tous les châtiments qu’elle pourrait lui infliger. Rien n’y changerait : Alice souffrirait toujours plus intensément de la perte de sa famille que d’autre chose, et ce, à vie...

-« Après tout, vous me tuerez de toute façon. Alors… Pourquoi suis-je encore en vie ? Pourquoi ne me tuez-vous pas ? »

Alice voulait crier et fondre en larmes. Laisser enfin toutes les larmes de son corps coulé. Se libérer d’un poids trop lourd pour elle. Alors, en cet instant, elle envisageait la mort comme une porte de sortie pour ses amis et… Pour sa famille…

Alice n'abandonnerais jamais ses proches. Jamais.

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Reine Rouge
MessageSujet: Re: Dis moi   Mer 6 Nov - 15:48

- Mais je n'en ai plus rien à faire de cela, murmura la reine, il ne me faut que de la peur. Je veux te voir souffrir autant que moi.

Elle se tut mais elle en avait déjà trop dit. Soupirant bruyamment, toujours dans son état de semi folie ou folie pure selon les points de vue, elle laisse tomber sa lance et s'approche plus de la gamine, un sourire vicieux sur le visage. Ses mains étaient crispées, elle voulait torturer sans retenue mais il serai impropre de le faire ici.

Elle laissa ses mains agripper sa robe pourpre, abîmant sûrement le tissu si fin. Les gardes, curieux comme ils étaient, regardaient la scène avec une certaine crainte mais aussi une certaine excitation. ils savaient que de voir leur reine dans cet état assurait toujours la mort de la victime.
Meyril avait gagné le trône de l'île non par parce qu'elle était déjà reine dans un conte mais parce qu'elle avait la cruauté du diable et une volonté de fer. Elle se donnait les moyens de faire ce qu'elle voulait et cachait la plupart de ses cartes derrière un masque d'orgueil surjoué.

- Chante la souffrance, hurle la douleur, chantonnait la reine tout en regardant Alice avec des yeux sadiques. Le sang coule, des rivières s'écoulent. La mort est là, chante, chante de ta belle voix les plaintes.

Puis elle caresse la joue d'Alice avant de rire fortement et de se reculer vivement. Lançant un geste dans le vide, elle regardait l'enfant tout en lui souriant vicieusement.

- Pars, dégage de mon palais et vit la souffrance.

Les gardes furent surpris de ce revirement de situation, jamais la reine n'aurait laisser une personne partir comme cela, sans rien lui infliger. Elle devait sûrement être en train de changer...

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MessageSujet: Re: Dis moi   Lun 18 Nov - 20:42

-Reine Rouge- « Mais je n'en ai plus rien à faire de cela, murmura la reine, il ne me faut que de la peur. Je veux te voir souffrir autant que moi. »

Alice fixa la reine, qui ne disait plus rien. Alice ferma les yeux, pensive quand elle entendit la reine soupirer bruyamment. Puis un tintement sonore se fit entendre, faisant sursauter la fillette. Hum ? Elle ouvrit les yeux pour s’apercevoir que sa rivale avait laissé tomber la lance avant de s’approcher d’elle. Alice ne dit rien, cachant son mal-être. Elle vit un sourire se peindre sur les lèvres de ladite reine, un sourire qui n’avait rien de bienveillant…

Qu’attendait-elle ? Alice s’aperçut que la reine était légèrement crispée jusqu’à en agripper la robe qu’elle portait. Alice tourna le regard et aperçut les gardes regarder avec attention la scène, comme s’ils attendaient avec impatience pour voir la reine tuer Alice.


-Reine Rouge- « Chante la souffrance, hurle la douleur, chantonnait la reine tout en regardant Alice avec des yeux que la jeune fille identifia de cruels. Le sang coule, des rivières s’écoulent. La mort est là, chante, chante de ta belle voix les plaintes. »

La reine posa sa main sur la joue d’Alice qui eut du mal à cacher son étonnement, sa surprise et, surtout, sa crainte de la suite qui commençait à monter. Mais… Elle savait qu’elle ne sortirait pas vivante d’ici. La reine lui caressa la joue juste avant de rire intensément et de reculer avec énergie. Alice fixa la reine qui la regarda avant de faire un geste dans le néant puis Alice aperçut un sourire qui ne laissait présager rien de bon…
-Reine Rouge- « Pars, dégage de mon palais et vit la souffrance. »

Elle ne la tuait pas ? Elle n’allait pas la tuer ? Voulais la relâcher, comme ça ? Alice n’aimait pas ce choix. Elle aurait préféré que la Reine ne la surprenne pas. Que la reine la laisse dans la naïveté. Qu’elle lui laisse oublier en silence la lourde perte qu’elle subissait. Mais, au lieu de ça, elle venait la lui rappeler simplement en essayent de lui tirer des informations qui avaient fini par lui ramener sa famille à ses bons souvenirs… Elle ne la tuait pas, la laissant vivre dans la douleur…

Dans la peine et la difficulté. Survivre à l’absence de sa famille… Alice entendait des exclamations de surprise de derrière. Elle n’y fit pas attention… Tout ce qu’elle voulait faire, en cet instant, c’était de pleurer, vider toutes les larmes de son corps puis mourir, oui, mourir de l’absence que lui avait imposée ce maudit lapin qu’elle, étant bien trop curieuse, avait suivi…

Alice ne bougea pas immédiatement, mais comprit très rapidement que la reine allait la laisser partir, qu’elle allait devoir survivre seule, souffrir de cette lourde absence. Elle regarda tout autour d’elle et partit en courant de ce palais, fuyant cette reine qui lui avait rappelé sa famille qu’elle ne pourrait jamais plus revoir. Elle la haïssait, la maudissait. Se maudissait d’être curieuse, d’être trop naïve et trop jeune. Elle se maudissait d’être une enfant. La fillette pendant sa course effrénée entendit la reine râler, mais ne s’arrêta pas pour autant, elle en avait trop sur le cœur.

Elle courut, loin, très loin et s’arrêta devant la rivière puis se mit à pleurer à chaudes larmes. Sa sœur, son père. Sa mère. Tous lui manquaient. Beaucoup… Mais elle ne les révérait plus jamais. Cela était désormais impossible. Elle était dans un autre endroit, dans un autre univers. Sa sœur, lui lisant des livres sans images… Ses livres qu’elle avait haïs autrefois lui manquaient…

Elle pleurait, pleurait. Sans pouvoir cesser ce flot de larmes, sans pouvoir faire taire son cœur qui la faisait souffrir. Cette enfant avait trop de responsabilité… Et ne pouvait pas y échapper. Plus maintenant. Elle devait se montrer forte, très forte. Camouflé son chagrin. Vivre avec sa peine… Elle devait faire tout ça. Elle n’avait pas le choix, elle l’avait perdu en venant ici. Elle ne pouvait plus revenir chez elle, plus revenir en arrière. Plus jamais. Elle les avait perdus. Jamais elle ne pourra les revoir…

Alice avait ses amis, ceux qui l’avaient recueillie… Mais, jamais elle ne s’était sentie aussi seule.

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